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Micro-entreprise ou auto-entrepreneur : un nom

Micro-entreprise et auto-entrepreneur désignent exactement le même régime. Depuis 2014, l'appellation officielle est micro-entrepreneur, alors qu'auto-entrepreneur reste le mot le plus employé par le public. Le nom choisi ne change ni les cotisations, ni les plafonds, ni les obligations : le dispositif est identique.

Vérifié le 21 août 2026

Micro-entreprise ou auto-entrepreneur : une seule et même chose

C'est le même dispositif, sans aucune différence de droits ni d'obligations.

Un micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel qui relève du régime micro pour ses impôts et pour ses cotisations sociales. L'auto-entrepreneur était le nom donné à ce même ensemble de règles. Autrement dit, un auto-entrepreneur est un micro-entrepreneur, et l'inverse est vrai aussi. Il n'existe pas deux statuts concurrents, ni deux jeux de formalités, ni deux régimes de cotisations.

La différence se limite au vocabulaire employé par vos interlocuteurs. Les textes officiels, les formulaires administratifs et les sites des administrations utilisent micro-entrepreneur. Les clients, les réseaux d'accompagnement à la création et les conversations du quotidien continuent de dire auto-entrepreneur. Derrière les deux mots, on trouve la même personne juridique : un entrepreneur individuel immatriculé, titulaire d'un numéro SIREN, qui déclare son chiffre d'affaires à l'Urssaf.

Pourquoi deux noms circulent encore

Le terme micro-entrepreneur est le terme légal, auto-entrepreneur est l'ancien nom resté dans l'usage courant.

La loi du 18 juin 2014 relative à l'artisanat, au commerce et aux très petites entreprises, dite loi Pinel, a fait de micro-entrepreneur l'appellation officielle à partir du 19 décembre 2014. L'objectif était de décrire un régime de façon neutre, plutôt que de conserver un nom devenu très identifiable. Le changement est entré dans les textes rapidement, beaucoup plus lentement dans les habitudes.

Les moteurs de recherche illustrent ce décalage : la requête micro entreprise ou auto entrepreneur reste très tapée, alors que la même réalité administrative est visée. Les administrations ont donc gardé les deux entrées dans leurs pages d'information, ce qui entretient l'idée qu'il existerait deux choix possibles. Dans les faits, une seule inscription suffit, et une seule série de déclarations est à produire.

Ce que le régime impose, quel que soit le nom

Les règles restent identiques : les cotisations sont calculées sur le chiffre d'affaires réellement encaissé, dans la limite de plafonds de recettes.

À chaque échéance, vous déclarez à l'Urssaf le montant de votre chiffre d'affaires. Les cotisations sociales sont ensuite calculées sur cette somme, selon un taux qui varie avec la nature de l'activité : vente de marchandises, prestation de services ou activité libérale. Le calcul ne dépend jamais du mot inscrit sur votre devis. La page sur la déclaration Urssaf auto entrepreneur détaille le mécanisme et les échéances.

Le régime micro s'arrête au-delà d'un certain niveau de recettes. Les plafonds publiés par le service public sont de 188 700 euros pour la vente de marchandises et de 77 700 euros pour les prestations de services, selon la fiche micro-entrepreneur de service-public.fr. Ces montants sont révisés périodiquement, il faut donc vérifier la valeur en vigueur avant de conclure quoi que ce soit sur votre situation.

Côté fiscal, vous pouvez rester en franchise en base de TVA tant que vous ne dépassez pas les seuils fixés par le code général des impôts. Ces seuils ont fait l'objet de discussions et de reports, et ils ne doivent jamais être repris de mémoire.

La comptabilité reste allégée : un livre des recettes, les justificatifs d'achat, et des factures numérotées sans rupture de séquence. Aucun bilan n'est demandé. Un logiciel de facturation auto entrepreneur suffit pour tenir cet ensemble proprement.

Les obligations qui ne dépendent pas du mot choisi

Facturation, tenue des recettes et mentions obligatoires sont identiques, car la réglementation ne distingue pas les deux appellations.

Vos factures portent votre identité, votre adresse, votre numéro SIREN, la date, la description des prestations et le montant. Le mot micro-entrepreneur ou auto-entrepreneur n'y est pas imposé. Ce qui compte, c'est la cohérence entre vos documents et votre immatriculation.

L'adresse de l'entreprise doit être réelle et stable. Si vous exercez depuis chez vous, la domiciliation auto entrepreneur explique les options possibles et les justificatifs à conserver. Un compte bancaire dédié à l'activité devient nécessaire au-delà d'un niveau de chiffre d'affaires fixé par la réglementation ; le compte pro auto entrepreneur résume les cas concernés.

La cotisation foncière des entreprises concerne aussi ce régime, avec des règles propres et des exonérations qui varient selon la commune. Les modalités applicables à la cotisation foncière des entreprises micro entreprise méritent une vérification au cas par cas, car la décision appartient à l'autorité locale compétente.

Faut-il écrire micro-entrepreneur ou auto-entrepreneur

Utilisez micro-entrepreneur dans vos échanges avec l'administration et auto-entrepreneur avec vos clients si le mot est mieux compris.

Cette souplesse n'a aucune conséquence juridique. En revanche, elle a un intérêt pratique : les guichets, les formulaires et les courriers de l'Urssaf, des impôts ou de l'Insee parlent de micro-entrepreneur, et reprendre ce terme évite les allers-retours. Sur votre site, vous pouvez employer les deux, sans jamais les présenter comme deux statuts différents, car cette confusion fait perdre du temps à vos prospects.

La règle simple : un seul régime, deux mots, et des obligations qui ne bougent pas selon celui que vous choisissez.

Questions fréquentes

Micro-entreprise et auto-entrepreneur, est-ce pareil ?

Oui, les deux termes désignent le même régime et la même entreprise individuelle. Micro-entrepreneur est l'appellation officielle depuis la loi Pinel du 18 juin 2014, auto-entrepreneur est l'ancien nom resté dans le langage courant.

Ma situation change-t-elle si j'utilise un mot plutôt que l'autre ?

Non, l'appellation employée ne modifie ni votre statut, ni vos cotisations, ni vos déclarations. Seuls comptent votre immatriculation, votre chiffre d'affaires déclaré et le respect des plafonds du régime.

Dois-je refaire mes démarches après le changement de nom ?

Non, aucune démarche n'est à refaire, le changement d'appellation n'a pas créé un nouveau régime. Vos formalités restent celles de l'entrepreneur individuel relevant du régime micro, avec un numéro SIREN inchangé.